Questions/réponses

Morilles, fausses morilles, gyromitres...

Quels sont vos commentaires sur ce champignon trouvé en forêt il y a quelques semaines. Que peut-on dire en effet sur sa présence et sa toxicité ? (J-L Helle)

 

Vous avez ici ce que les américains appellent "false morel" et nous fausse morille. Il s'agit donc d'une espèce que vous avez récoltée sous conifère sur sol thermophile (je n'ai pas cette espèce sur le noyonnais) = Gyromitra esculenta. Contrairement à la traduction d'esculenta = commestible, il est très fortement recommandé de ne pas manger ce champignon qui a fait déjà de nombreux morts, même blanchi, même bien cuit, même séché (présence de pipérazine me semble t-il). Ce n'est donc pas une morille, les spores sont d'ailleurs bien différentes mais il y a de nombreuses confusions et donc des intoxications. Il y a toujours des personnes bien plus malignes que les autres qui vous diront qu'elles en mangent de père en fils mais c'est la roulette russe donc à ne surtout pas consommer. Je sais que sur Compiègne, le sud de l'Oise, il n'est pas rare d'en trouver, forêt d'Ermenonville par exemple. (Philippe Clowez, pharmacien)

 

 

Comment sont valorisés les arbres des différents massifs forestiers lorsqu'ils arrivent à maturité ?

(Xavier Jespierre)

Arrivé à maturité, un arbre est coupé ou peut survivre un certain temps, pour le plaisir des yeux, dans une réserve biologique dirigée (c'est lors de la coupe que les plus beaux arbres sont conservés en carré de sénescence). Cette étape peut se prolonger par une réserve biologique intégrale où l'arbre deviendra un hôtel 4 étoiles pour insectes.

La vie d'un arbre se rapproche de celle de l'homme : arrivé à maturité, il disparaît pour laisser place à sa descendance. Cependant, attention à ne pas humaniser les arbres ! (HG)